Aller au contenu
Gestion du temps

Comment fonctionnent les heures supplémentaires exonérées ?

·
5 minutes de lecture
Besoin d‘aide por gérer vos équipes?
Gagnez en efficacité avec notre système de contrôle du temps de travail Découvrez Factorial
Article rédigé par

La gestion des heures supplémentaires est un enjeu clé pour de nombreuses entreprises, particulièrement dans les secteurs à forte saisonnalité. La législation encadrant les heures supplémentaires exonérées évolue, et il est crucial de maîtriser les règles en vigueur pour optimiser la paie et rester en conformité. Cet article détaille le fonctionnement du dispositif d’exonération pour l’année 2026, son calcul et son application sur la fiche de paie.

Quelles sont les règles pour les heures supplémentaires exonérées en 2026 ?

Les heures supplémentaires sont considérées comme telles dès qu’elles dépassent la durée légale de travail fixée à 35 heures par semaine en France, en dehors du cas particulier des cadres au forfait jours. Elles bénéficient d’une majoration salariale qui varie selon les accords d’entreprise ou, à défaut, selon les dispositions légales.

Le régime actuel d’exonération est applicable depuis le 1er janvier 2019. Les heures supplémentaires éligibles bénéficient d’une réduction de certaines cotisations salariales et d’une exonération d’impôt sur le revenu dans les limites prévues par la loi, comme l’indique.

Depuis 2019, les heures supplémentaires sont de nouveau exonérées d’impôt sur le revenu pour les salariés. Conformément à l’article 81 quater du Code général des impôts, cet avantage fiscal s’applique aux salariés du secteur privé comme aux agents de la fonction publique.

Les heures supplémentaires doivent-elles être autorisées ?

Oui. Les heures supplémentaires doivent être demandées par l’employeur, réalisées avec son accord, y compris implicite, ou rendues nécessaires par les tâches confiées. Elles ne peuvent pas résulter d’une initiative unilatérale sans lien avec les besoins de l’entreprise, comme le rappelle le ministère de l’Économie.

Quelles sont les limites légales des heures supplémentaires ?

La durée de travail ne peut pas dépasser 10 heures par jour, 48 heures sur une même semaine et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Dans des circonstances exceptionnelles, le plafond hebdomadaire peut être porté à 60 heures avec l’autorisation de l’administration, comme le précise le ministère de l’Économie.

Le cadre légal impose par ailleurs un contingent annuel d’heures supplémentaires, qui est généralement de 220 heures par salarié. Ce contingent peut être ajusté par un accord de branche ou d’entreprise. Au-delà de ce contingent, les heures peuvent toujours être effectuées, mais elles ouvrent droit à un repos compensateur obligatoire.

À défaut d’accord collectif plus favorable, la contrepartie obligatoire en repos est fixée à 50 % des heures accomplies au-delà du contingent dans les entreprises de 20 salariés au plus, et à 100 % dans les entreprises de plus de 20 salariés.

Il est important de noter que les heures supplémentaires effectuées et compensées intégralement sous forme de repos compensateur de remplacement ne sont pas soumises à ce régime de majoration et d’exonération.

Point de vigilance: depuis deux arrêts du 10 septembre 2025, un salarié dont la semaine est partiellement couverte par des congés payés peut prétendre aux majorations d’heures supplémentaires auxquelles il aurait eu droit en travaillant toute la semaine, selon le ministère du Travail.

Qui est concerné par l’exonération des heures supplémentaires ?

L’exonération des heures supplémentaires s’applique à l’ensemble des salariés du secteur privé et aux agents du secteur public. Sont toutefois exclus du dispositif les cadres dirigeants et les salariés en forfait annuel en jours, sauf en cas de renonciation à des jours de repos. Pour les salariés à temps partiel, les heures complémentaires bénéficient d’un régime d’exonération similaire.

Les salariés soumis à un aménagement annuel du temps de travail peuvent également bénéficier du dispositif pour les heures supplémentaires éligibles. Pour les salariés à temps partiel, les heures complémentaires sont limitées à un dixième de la durée contractuelle, ou à un tiers lorsqu’un accord collectif le prévoit, conformément au BOSS.

Quelles sont les heures supplémentaires exonérées d’impôts ?

Pour le salarié, la rémunération des heures supplémentaires éligibles bénéficie de deux avantages cumulatifs en 2026, dans la limite annuelle de 7 500 € nets imposables pour l’exonération d’impôt, comme le précise :

  • Une exonération d’impôt sur le revenu : Elle s’applique dans la limite d’un plafond annuel de 7500 € nets imposables. La fraction de la rémunération qui excède ce seuil est soumise au barème progressif de l’impôt.
  • Une réduction de cotisations sociales salariales : La rémunération brute des heures supplémentaires bénéficie d’une réduction sur les cotisations d’assurance vieillesse de base et complémentaire (AGIRC-ARRCO), à un taux maximum de 11,31 % comme le précise le Bulletin Officiel de la Sécurité Sociale.

Il est à noter que la CSG et la CRDS restent dues sur la totalité de la rémunération.

Quels avantages pour l’employeur ?

L’employeur bénéficie également d’une déduction forfaitaire sur les cotisations patronales pour chaque heure supplémentaire effectuée. Le montant de cette déduction en 2026 est fixé à :

  • 1,50 € par heure pour les entreprises de moins de 20 salariés.
  • 0,50 € par heure pour les entreprises de 20 à 249 salariés.

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a étendu le bénéfice de la déduction de 0,50 € par heure aux entreprises de 250 salariés et plus.

Comment calculer les heures supplémentaires exonérées ?

Maintenant que vous savez ce qu’il faut retenir sur les heures supplémentaires exonérées, vous avez peut-être besoin d’un petit rappel sur les modalités de calcul des exonérations de cotisations. Lisez ce qui suit pour être paré pour vos prochaines échéances de paie !

Comment calculer les charges sur les heures supplémentaires ?

Prenons l’exemple d’un salarié rémunéré 12,02 € brut de l’heure, soit le Smic horaire brut applicable depuis le 1er janvier 2026 selon le ministère de l’Économie. Il effectue 40 heures sur une semaine, soit 5 heures supplémentaires. En l’absence d’accord collectif, ces 5 heures sont majorées de 25 %.

 Exemple de calcul du salaire pour les heures supplémentaires

Prenons l’exemple d’un salarié avec un taux horaire brut de 12,02 €, correspondant au SMIC horaire brut au 1er janvier 2026. Ce salarié effectue 40 heures de travail sur une semaine, soit 5 heures supplémentaires. La majoration légale pour ces 5 heures (de la 36ème à la 40ème) est de 25 %.

  • Taux horaire majoré : 12,02 € x (1 + 0,25) = 15,03€
  • Rémunération brute des heures supplémentaires : 5 heures x 12,02€ x 1,25 = 75,13 €

La réduction des cotisations salariales s’applique sur cette rémunération brute.

  • Montant estimatif de la réduction : 75,13€ x 11,31 % = 8,50€. Le taux de 11,31% constitue un plafond et doit être adapté si les cotisations vieillesse effectivement dies sont inférieures, conformément au BOSS.

Pour fiabiliser ce calcul, le suivi hebdomadaire des heures, des majorations et des seuils doit être centralisé avant la préparation de la paie. Un logiciel de gestion du temps tel que Factorial, logiciel de gestion d’entreprise tout-en-un, facilite le contrôle des heures déclarées et des variables de paie.

Comment apparaissent les heures supplémentaires exonérées sur la fiche de paie ?

Sur le bulletin de paie, les heures supplémentaires rémunérées doivent être identifiables. Le montant de la réduction de cotisations salariales doit figurer sur une ligne distincte, après les cotisations et contributions sociales, comme le précise le BOSS. L’employeur doit aussi pouvoir justifier le décompte des heures et les taux de majoration appliqués en cas de contrôle.

Simplifier le calcul des heures supplémentaires exonérées avec un outil de gestion

Pour calculer avec précision le montant des heures supplémtaires, il esy indispensable de suivre la durée hebdomadaire du temps de travail de chaque salarié.e. Un tableur peut suffire au début mais un logiciel de gestion du temps devient vite essentiel pour éviter les erreurs.

Dès que le nombre d’heures hebdomadaires dépasse 35 h, vous passez sous le régime des heures supplémentaires. Leur rémunération sera donc majorée. Avec un logiciel de pointage comme Factorial, le décompte des heures et le calcul des majorations et exonérations sont entièrement automatisés. Vous gagnez un temps précieux, fiabilisez votre paie et assurez votre conformité légale en quelques clics.

FAQ - heures supplémentaires exonérées

La déduction forfaitaire sur les cotisations patronales est de 1,50 € par heure supplémentaire pour les entreprises de moins de 20 salariés. Pour les entreprises de 20 salariés et plus, cette déduction est fixée à 0,50 € par heure.

Les heures supplémentaires ne sont pas exonérées lorsque leur rémunération dépasse le plafond annuel de 7 500 € nets imposables. De plus, les heures intégralement compensées sous forme de repos ne bénéficient pas de ce régime d'exonération salariale et fiscale.

En 2026, la rémunération des heures supplémentaires est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite d'un plafond annuel de 7 500 € nets imposables. La part de la rémunération qui dépasse ce seuil est soumise à l'impôt.

Les heures supplémentaires exonérées sont celles bénéficiant d'une exonération d'impôt sur le revenu jusqu'à 7 500 € nets par an et d'une réduction des cotisations sociales salariales. Cette mesure s'applique aux salariés du secteur privé et aux agents publics.

Depuis 2019, la loi prévoit que la rémunération des heures supplémentaires est exonérée d'impôt sur le revenu, dans la limite d'un plafond annuel de 7 500 € nets. Cette mesure s'ajoute à une réduction de certaines cotisations salariales pour le salarié.

Rédactrice RH freelance, je possède dix ans d’expériences professionnelles en tant que chargée de mission, puis consultante RH, au sein d’environnements variés de l’industrie, du service public de l’emploi et d'organismes de formation professionnelle continue. Ce parcours m’a permis d’aborder les thématiques liées à la GPEC, à la prospective RH et l'ingénierie de formations et d’accompagner les acteurs des territoires, les entreprises et les actifs dans la gestion des parcours et des compétences. Aujourd’hui, j’accompagne les différents acteurs de la chaîne de valeur RH à gagner en visibilité et à accompagner le changement, en produisant des contenus utiles et pertinents pour les professionnels RH et les actifs en transition.