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Finances et comptabilité

Rapprochement bancaire : comment bien vérifier vos comptes ?

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7 minutes de lecture
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Le rapprochement bancaire est l’un des contrôles comptables les plus utilisés pour vérifier que les chiffres tiennent face à la réalité des flux bancaires. Il consiste à comparer, à une date donnée, le solde du compte avec celui figurant sur le relevé bancaire, afin d’identifier les écarts et de les expliquer.

Erreurs de saisie, opérations en attente, frais bancaires ou décalages de dates : sans rapprochement régulier, la vision de la trésorerie peut vite s’éloigner de la situation réelle. À l’inverse, un rapprochement bancaire bien mené sécurise les comptes, facilite le suivi financier et renforce le contrôle interne.

Qu’est-ce qu’un rapprochement bancaire ? Quelles sont les étapes pour le réaliser efficacement et les outils à privilégier pour fiabiliser vos comptes sans alourdir les process ?


Qu’est-ce qu’un rapprochement bancaire et pourquoi le réaliser ?

Définition du rapprochement bancaire

Le rapprochement bancaire est un contrôle comptable qui consiste à comparer, à une date donnée, le solde du compte 512 en comptabilité avec le solde figurant sur le relevé bancaire.
Ces deux soldes ne coïncident presque jamais spontanément. La comptabilité enregistre les opérations dès leur saisie, tandis que la banque ne reflète que les mouvements effectivement débités ou crédités.

Le rapprochement bancaire permet donc d’identifier les écarts entre :

  • les opérations comptabilisées, mais non encore passées en banque,
  • les opérations bancaires non encore enregistrées en comptabilité.

L’objectif est simple : s’assurer que chaque différence est connue, expliquée et maîtrisée.

Le rôle de l’état de rapprochement bancaire

L’état de rapprochement bancaire est le document qui formalise cette comparaison. Il présente, pour une période donnée, les opérations pointées, celles qui restent en attente et le solde ajusté après analyse.

Cet état sert à :

  • justifier les écarts entre solde comptable et solde bancaire,
  • suivre les opérations en cours de traitement,
  • documenter les contrôles réalisés sur les comptes bancaires.

Il s’agit d’un document interne, utilisé comme outil de vérification et de traçabilité, notamment lors des clôtures mensuelles ou annuelles.

Pourquoi le rapprochement bancaire est un outil de gestion financière

Sans rapprochement bancaire régulier, la trésorerie affichée peut s’éloigner rapidement de la situation réelle. Des frais bancaires non comptabilisés, des virements en attente ou des erreurs de saisie suffisent à nuire durablement à la gestion financière de l’entreprise.

Le rapprochement bancaire permet de :

  • fiabiliser les soldes,
  • limiter les anomalies
  • et de sécuriser les décisions financières prises à partir de ces données.

Il facilite aussi les échanges avec l’expert-comptable et réduit les ajustements tardifs en fin d’exercice. Même s’il n’est pas explicitement imposé par un texte, le rapprochement bancaire reste une pratique attendue pour maintenir une comptabilité cohérente avec les flux bancaires réellement constatés.

Les 5 étapes clés du rapprochement bancaire

1️⃣ Rassembler les documents nécessaires

Un rapprochement bancaire commence toujours par la collecte des bonnes sources. Il faut disposer, pour une même période, du relevé bancaire transmis par la banque et des écritures comptables enregistrées dans le compte 512.
Sans cette base commune, toute comparaison devient approximative et les écarts perdent leur sens.

Ce travail se fait le plus souvent en fin de mois, à partir du solde figurant sur le relevé bancaire et du solde comptable à la même date.

2️⃣ Pointer les opérations une à une

Le cœur du rapprochement repose sur le pointage. Chaque mouvement inscrit en comptabilité est comparé à une ligne du relevé bancaire. Lorsqu’une opération correspond en montant et en nature, elle est considérée comme “rapprochée”.

À ce stade, deux catégories apparaissent clairement :

  • les opérations comptabilisées, mais non encore visibles sur le relevé bancaire,
  • les opérations figurant sur le relevé bancaire, mais absentes de la comptabilité.

Ce travail de comparaison ligne par ligne permet de sortir d’une vision globale du solde pour revenir aux mouvements réels.

3️⃣ Identifier et analyser les écarts

Les écarts constatés ne sont pas, en soi, des anomalies. Ils s’expliquent souvent par des décalages de traitement ou par des écritures manquantes.
Parmi les cas les plus fréquents figurent :

  • les chèques non encaissés,
  • les virements en cours,
  • les frais bancaires
  • ou les intérêts non encore enregistrés.

L’enjeu consiste à qualifier chaque écart : savoir s’il relève d’un simple décalage de date, d’un oubli de comptabilisation ou d’une erreur de saisie.

4️⃣ Régulariser et justifier si nécessaire

Une fois les écarts analysés, certaines situations appellent une régularisation comptable. C’est le cas, par exemple, des frais bancaires ou des commissions qui apparaissent sur le relevé, mais n’ont pas encore été enregistrés.

D’autres écarts, liés à des opérations en attente, restent simplement documentés dans l’état de rapprochement bancaire jusqu’à leur résolution. L’objectif n’est pas de forcer l’alignement des soldes, mais de conserver une trace claire des différences identifiées.

5️⃣ Valider le solde rapproché

La dernière étape consiste à vérifier que le solde comptable ajusté, après prise en compte des écarts justifiés, correspond bien à la réalité bancaire. À ce stade, le rapprochement bancaire remplit pleinement son rôle : fournir une lecture fiable des comptes et une base solide pour le suivi de la trésorerie.

Répété régulièrement, ce processus limite les corrections tardives et renforce la cohérence entre comptabilité et flux bancaires.

Quels outils utiliser pour un rapprochement bancaire fiable ?

Un rapprochement bancaire ne se résume pas à une méthode. Sa fiabilité dépend surtout de la manière dont les données sont collectées, mises à jour et exploitées dans le temps. Plus les flux sont nombreux, plus le risque d’erreur augmente si les outils ne suivent pas.

Le tableur : une solution de départ, vite limitée

Le tableur reste un point d’entrée courant pour structurer un état de rapprochement bancaire. Il permet de :

  • visualiser les écarts,
  • suivre les opérations en attente
  • et de documenter les contrôles réalisés.

Cette approche atteint toutefois ses limites dès que les volumes augmentent ou que plusieurs personnes interviennent sur les données. Le pointage reste manuel, l’historique fragile et la mise à jour dépendent fortement de la rigueur individuelle. Le rapprochement devient alors une tâche chronophage, difficile à fiabiliser dans la durée.

Les logiciels de comptabilité, la solution pour automatiser le pointage

Les logiciels de comptabilité apportent un premier niveau d’automatisation. Les relevés bancaires sont importés, les écritures existantes sont rapprochées selon des règles de correspondance, et les écarts sont plus facilement identifiés.

Le rapprochement bancaire s’intègre alors dans un cycle mensuel structuré, avec un meilleur suivi des opérations non rapprochées et une réduction des erreurs de saisie. Cette automatisation améliore la régularité du contrôle, mais reste souvent cantonnée à la seule logique comptable.

Une approche intégrée avec un logiciel de gestion d’entreprise

Lorsque le rapprochement bancaire s’inscrit dans un outil de gestion plus large, il change de nature. Les flux bancaires, les dépenses, les notes de frais et les validations internes sont centralisés, ce qui réduit les décalages entre opérations engagées et mouvements bancaires constatés.

Cette approche permet de passer d’un contrôle ponctuel à un suivi financier plus fluide, fondé sur des données fiables et exploitables, sans multiplier les outils ni alourdir les process.

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Conclusion

Le rapprochement bancaire reste un repère fiable pour garder le contrôle sur ses comptes et éviter que la trésorerie ne devienne une donnée approximative. Lorsqu’il est réalisé régulièrement et appuyé sur des outils adaptés, il permet de détecter les écarts plus tôt, de limiter les corrections tardives et de sécuriser les décisions et prévisions financières.

Au-delà de la technique, l’enjeu tient surtout à l’organisation des données et à leur cohérence dans le temps. Un rapprochement bancaire bien intégré aux outils de gestion transforme un contrôle comptable en véritable support de pilotage, aligné avec la réalité des flux et les besoins de l’entreprise.

FAQ — Rapprochement bancaire

Le rapprochement bancaire est-il obligatoire pour une entreprise ?

Le rapprochement bancaire n’est pas explicitement imposé par un texte de loi. En revanche, il est attendu dans toute comptabilité tenue de manière régulière, notamment lors des clôtures mensuelles ou annuelles. Il constitue une pratique de contrôle interne courante, utilisée pour justifier les soldes bancaires et sécuriser les comptes en cas de contrôle ou de révision comptable.

À quelle fréquence faut-il réaliser un rapprochement bancaire ?

Dans la majorité des entreprises, le rapprochement bancaire est réalisé une fois par mois, à partir du relevé bancaire de fin de période. Cette fréquence permet de détecter rapidement les écarts et d’éviter leur accumulation. En cas de volumes de flux importants ou de suivi de trésorerie rapproché, un rapprochement plus fréquent peut être mis en place.

Que faire en cas d’écart lors d’un rapprochement bancaire ?

Un écart doit d’abord être identifié et expliqué. Il peut s’agir d’un décalage de date, d’une opération non encore comptabilisée ou d’une erreur de saisie. Selon le cas, l’écart est soit régularisé par une écriture comptable, soit simplement suivi dans l’état de rapprochement jusqu’à sa résolution. L’important est que chaque différence soit justifiée et tracée.

Louise est Content Specialist chez Factorial. Curieuse de nature, elle aime découvrir de nouvelles cultures, s’inspirer des tendances déco et suivre de près les évolutions du monde du travail et des RH. Toujours à l’affût de nouvelles idées, elle les transforme en contenus utiles et inspirants.