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Transcription

00:07

Bonjour, je suis Vincent Huguet, CEO et cofondateur de Malt,et je suis ravi de vous parler aujourd'hui de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde du travail.

00:15

Bonjour, je m'appelle Martin Bonnefond, je suis consultant finance chez Factorial et je suis ravi d'être avec vous aujourd'hui pour parler intelligence artificielle.

00:33

Bonjour Vincent et Martin.On The Deck se déroule de la manière suivante: vous allez d'abord répondre à une question sans savoir ce que l'autre aura répondu.

00:40

Puis, vous aurez ensuite l'occasion d'échanger vos impressions et d'approfondir vos réponses. C'est parti.

00:45

Troisième et dernière question.Les freelances adoptent l'IA bien plus vite que les salariés.

00:49

Est-ce un problème de talent ou un problème d'entreprise ?

00:51

A: un problème d'inertie RH.B: un problème de culture.

00:55

C: un avantage freelance. D: le Jocker.C'est un avantage freelance.

00:59

Les freelances s'adaptent plus vite que tout le monde, c'est normal.

01:02

Et pour celle-ci, je partirais sur une réponse plutôt basique et centrale qui est un problème de culture.

01:09

Et je vais dire que je suis parti sur le problème de culture.

01:11

Pourquoi ?Parce qu'aujourd'hui, j'ai la chance de travailler avec Factorial, qui est une boite qui a décidé qu'en interne et en externe,c'était quelque chose de très important de commencer à l'utiliser avec ou sans cadre, avec ou sans filet.

01:22

Il fallait d'abord tester des outils.Je me souviens qu'au début, on a utilisé tous Granola alors qu'on ne savait pas vraiment à quoi ça allait servir.

01:28

Puis, tout d'un coup, on a vu qu'on pouvait le connecter avec Claude et puis on pouvait le connecter avec Slack.

01:32

Il y a une effervescence en termes de produits utilisés.

01:34

J'ai l'impression que c'est parce que des personnes,et notamment nos leaders, ont dit: Non, allez-y, on fera après la vérification du résultat après coup et ça vaut le coup de tester.

01:45

C'est vrai qu'aujourd'hui, j'ai des copains qui bossent dans des boîtes un peu plus, on va dire, standard, que ce soit dans l'industrie ou même des prestataires Salesforce, etc.

01:56

Je sens qu'ils ne sont pas animés en interne à faire plus ou en tout cas à tester ça, même sur des versions gratuites ou même aller plus loin sur les versions payantes.

02:05

J'ai vraiment aujourd'hui la sensation que oui, c'est une culture d'entreprise qui peut être soit amenée du bottom, par un développeur qui tout d'un coup se dit ça, ou on a vu quelqu'un chez nous dans le service de recrutement qui tout d'un coup, en avait marre de faire un suivi elle-même, donc elle a monté son propre agent avec Gemini.Ça lui a pas été demandé.

02:24

Pourtant, c'est elle qui a dit: Non, mais moi, je ne veux plus perdre de temps avec ça, donc je le fais.

02:28

Bien sûr, nos leaders qui ont dit: C'est super important.

02:31

C'est le côté problème de culture.J'ai l'impression aujourd'hui, les salariés, globalement, sont freinés,sont bridés, mais peut-être que c'est inconscient.

02:40

Nous, en interne, par exemple, dans une boite comme la nôtre,je pense comme chez vous, d'abord, ma CTO, son équipe,on met tout en place pour qu'effectivement les gens puissent de façon très autonome,tester des choses avec différents outils.

02:52

Ensuite, c'est un sujet culture et RH, effectivement, pour déployer ça,pour que les gens aient du temps pour se former, pour tester, pour avoir le droit de faire ces erreurs, etc.

03:01

Maintenant, pourquoi j'ai choisi l'AC et un avantage freelance ?

03:04

C'est que là, pour le coup, effectivement, hormis des organisations qui vont plus vite que d'autres, je pense que dans la plupart du temps,un freelance va encore plus vite.

03:14

Et nous, on les a vus adopter l'IA depuis maintenant deux, trois ans. Pourquoi ?

03:20

Parce qu'un freelance, d'abord, c'est un entrepreneur qui est seul.

03:23

Donc, s'il veut se scaler, il est obligé d'utiliser des outils parce qu'il ne va pas créer.

03:28

S'il crée une boite, ça devient une agence, ça devient une boite de conseil.

03:31

Souvent, ils veulent rester experts, ils veulent rester sur leur domaine tout seuls.

03:34

Donc, s'ils veulent se scaler, c'est une occasion extraordinaire de pouvoir le faire.

03:38

Et deuxièmement, un freelance, c'est peut-être une façon un peu péjorative de dire la chose, mais c'est un produit sur un marché.

03:44

C'est-à-dire qu'il sait qu'il doit se positionner et s'adapter en permanence.

03:48

Les freelances, en fait, nous, on fait une étude tous les deux ans,sur toute l'Europe, ils se forment en moyenne de 4 à 5 heures par semaine, ce qui est beaucoup plus qu'un salarié.

03:58

Mais ils sont obligés de le faire et c'est d'ailleurs aussi pour ça qu'ils deviennent freelances, c'est parce qu'ils aiment l'idée d'avoir la flexibilité de pouvoir se former quand ils le veulent.

04:06

Donc, s'ils étaient développeurs et qu'ils faisaient des UGS, aujourd'hui,ils vont accéder et travailler différemment avec le code, etc.

04:15

Ils vont repenser plus facilement leur façon de travailler.

04:19

Donc, ils sont peut-être un peu plus curieux par obligation, par choix.

04:24

Et puis, c'est eux qui, justement, amènent ça, encore une fois,dans les entreprises, amènent cette culture de curiosité.

04:30

Et nous, d'ailleurs, on a toujours des freelances chez nous,mais on en a d'autant plus depuis l'émergence de l'IA, parce qu'on sait qu'ils vont nous amener quelque chose.

04:38

Les freelances, on va aller chercher...Nos clients vont souvent les chercher pour des hard skills.

04:42

J'ai besoin d'un développeur, d'un photographe, un product manager, etc.

04:45

Mais ce qu'ils apprécient ensuite, c'est plutôt les soft skills.

04:48

Ils disent: C'est les gens qui nous challengent, c'est des gens qui disent ce qu'ils pensent, c'est des gens qui amènent des outils qu'ils ont vus ailleurs,des méthodes de travail qu'ils ont vues ailleurs.

04:54

Donc, c'est pour ça que, évidemment, dans les entreprises où ça marche bien, c'est plutôt un sujet de culture RH.

05:00

Mais c'est une opportunité pour les entreprises aussi de travailler avec des freelances pour accélérer leur culture IA à mon avis.

05:06

Le débat est maintenant terminé.Merci beaucoup pour vos réponses et vos explications.

05:10

Écoute, c'était un plaisir. Ouais, très bien.Merci Martin.

05:13

En plus, je vois qu'on n'a pris aucune question de Joker,donc on s'est bien mouillés. On était bons, oui.

05:17

En tout cas c'était un plaisir. Merci beaucoup. Salut.