Transcription
Bonjour, je suis Vincent Huguet, CEO et cofondateur de Malt,et je suis ravi de vous parler aujourd'hui de l'impact de l'intelligence artificielle sur le monde du travail.
Bonjour, je m'appelle Martin Bonnefond, je suis consultant finance chez Factorial et je suis ravi d'être avec vous aujourd'hui pour parler intelligence artificielle.
Bonjour Vincent et Martin.On The Deck se déroule de la manière suivante: vous allez d'abord répondre à une question sans savoir ce que l'autre aura répondu.
Puis, vous aurez ensuite l'occasion d'échanger vos impressions et d'approfondir vos réponses. C'est parti.
Question numéro 2.Avec 22% des métiers non tech déjà impactés par l'IA, est-ce que toutes les fiches de poste sont déjà obsolètes ?
A: Oui, totalement.B: Non, mais bientôt.C: Ce n'est pas le sujet, c'est la manière de travailler qui change.
D: Le Joker.Aucun doute, ce n'est pas le sujet, c'est la manière de travailler qui change.
Pour celle-ci, j'ai hésité plus longuement.J'aurais presque voulu choisir le Joker, mais je vais me mouiller un peu plus et je vais partir sur C.
Ce n'est pas le sujet, c'est la manière de travailler qui change.
J'imagine que ça a été...Est-ce que ça a été un choix difficile de prendre la C ou de ne pas pouvoir répondre ou tu es tout de suite parti sur la C ?
Non, ça a été assez évident.Pareil, on peut interpréter la question de plein de façons,mais quand on parle de postes ou de fiches de postes obsolètes, pour moi,c'est tout de suite la vision IA qui va détruire tous les jobs.
C'est négatif, en fait.D'ailleurs, je te disais, j'étais à San Francisco il y a quinze jours, là où l'année dernière, il y avait tout un discours qui était:L'IA va tout remplacer, il n'y aura plus de job, etc.
L'IA va être une transformation énorme sur certains pans de secteurs, métiers, etc.
C'est certain. Le discours commençait à changer.
Et le discours, c'était: Il y a beaucoup de boites qui ont viré et qui ont dit que c'était de l'IA, c'était du AI-washing.
C'est-à-dire, c'est une boite qui n'allait pas bien pour différentes raisons ou qui avait trop recruté.Ça peut arriver, et donc qui se séparent des personnes.
Ce n'était pas forcément un sujet curieux.Je pense qu'au contraire, ce que j'ai vu, c'est que, et en particulier quand on regarde les iLabs, les Open AI, les entropiques et puis tout le secteur,leur principal frein aujourd'hui, c'est recruter et trouver les talents.
Je trouve que ce discours va changer.Il ne faut pas être naïf non plus.
C'est vrai qu'encore une fois, il y a des métiers qui vont être très impactés.
Mais je suis, malgré tout, sur le long terme, toujours optimiste,positif, parce qu'on a vu ça dans l'histoire plein de fois.
On peut se dire cette fois, la transition va être plus rapide.Ça, c'est vrai.
Mais on a vu ça historiquement, révolution industrielle, l'arrivée du digital.
Et à chaque fois, on se dit: Non, il n'y aura plus de job ou ce job ne va plus exister.
Oui, c'est arrivé, mais les jobs changent.De notre côté, je dirais qu'aujourd'hui, comme on travaille notamment avec beaucoup de petites et moyennes entreprises, je ne sais pas si, encore consciemment,ils ont mis le changement dans le type de profil qu'ils recherchent ou qu'ils souhaitent recruter.
Je dirais que c'est tout d'un coup une surprise pour ce type d'entreprises qui n'ont pas forcément le budget, ils n'ont pas forcément la technologie ou la connaissance pour aller plus loin ou même le temps, parfois.
Ils sont très pris par le court terme.Et j'ai l'impression que ce n'est pas encore les fiches de poste qui évoluent,mais c'est plutôt une personne qui vient et qui impulse quelque chose et qui, tout d'un coup, se dit: Tiens, oui, il faut que ça soit un effort collectif.
Je pense que tant qu'ils n'ont pas vu le réel impact, parce que pour l'instant,c'est vrai que c'est encore difficile de mesurer un impact économique,notamment, ou même de process, parce qu'on dit souvent: On est deux fois plus efficace, mais il faut encore pouvoir le prouver.
Donc, j'ai l'impression que c'est surtout des entreprises qui vont le mettre de plus en plus.À partir du moment où ils vont pouvoir voir l'impact et donc se dire: OK,pour tel type de poste, maintenant, ça, c'est le must have.
On a besoin de quelqu'un qui sait coder de telle manière, qui sait faire du vibe coding parce qu'on voit que ça, ça nous a permit de développer trois fois plus de produits en six mois.
Troisième et dernière question.Les freelances adoptent l'IA bien plus vite que les salariés.
Est-ce un problème de talent ou un problème d'entreprise ?
