Transcription
Réunir l'équipe interne et les freelances Je peux jeter un œil à la suite ?
Voyons voir... excellent.« Comment l'énergie d'une entreprise peut-elle unir ? » Ça, c'est un énorme défi chez Código Nuevo, parce que c'est vrai qu'on est une petite équipe, on est 17 personnes, réparties entre Madrid et Barcelone, mais en parallèle, on travaille aussi freelances qui, au final, font autant partie de Código Nuevo que les salariés.
C'est vrai qu'à la base, je viens d'un autre média...
où j'ai fini par avoir vraiment peur,parce qu'ils ont embauché énormément de gens d'un coup,et ça s'est terminé par un licenciement massif de 80 personnes, et je me suis dit :« Je ne veux surtout pas que ce modèle se reproduise à Código Nuevo. » Donc, mon objectif, c'est que l'équipe reste limitée à l'essentiel, et qu'elle s'agrandisse petit à petit au fur et à mesure que les projets arrivent.
Donc tout est ultra-contrôlé pour éviter que ce qui est arrivé à mon ancien média ne se reproduise pas ici.
Mais c'est super compliqué, parce que, mince, comment on fait pour transmettre la culture du média, la ligne éditoriale, à des gens qui en travaillent pas en interne, ou seulement sur des projets ponctuels ?
C'est un vrai casse-tête, parce que quand on se dit : « OK, on a reçu ce projet pour telle marque.
Comment on le transmet ?Comment on lui fait comprendre dans quelle direction aller pour que ça colle à notre manière de penser ? » C'est donc un énorme travail : montrer des contenus éditoriaux,guider la ligne créative dans les collaborations avec les marques.
Et au fil des essais, selon les projets,on finit par savoir : « OK, marche super bien pour ce type de vidéos, et ce scénariste pour tel format. » C'est aussi un apprentissage sur notre équipe externe, en fait.
Et à Código Nuevo, on a une équipe de chefs de projet qui connaissent la charge de travail de chacun, et qui ont ce talent de répartir les tâches en fonction de ce que chaque personne fait le mieux.
C'est incroyable.Travailler dans un média, c'est totalement différent que de bosser dans une agence de pub.
Et c'est vrai que, quand on essaie d'amener tout le monde dans la même ligne éditoriale que celle de Código, c'est encore plus dur.
Alors, on essaie toujours de se dire : freelance sur son premier projet, parce que c'est super difficile de s'adapter à notre ton. » Donc, on ne va pas s'énerver, sauf si vraiment il y aune grosse erreur dès le départ.
Mais sinon, on se dit : « Est-ce qu'il a du potentiel, de la volonté ?
Parfait. Ce n'était pas parfait du premier coup ? Pas grave, on réessaiera. » L'an dernier, on a eu un cas, je crois, qui illustre parfaitement les valeurs de Código Nuevo : celui de la DANA, à Valence.
C'est arrivé pendant la nuit, et le lendemain matin on s'est dit : « OK, il faut en parler,mais comment on va faire ? » Dans les médias numériques,c'est très facile de tomber dans le sensationnalisme pour faire des vues,et donc de grimper ses chiffres avec ce genre de vidéos.
Option une : que peux-tu faire pour y arriver ?Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais plein de médias ont publié des vidéos de gens en train de se noyer littéralement dans les rues de Valence.
Et là, on s'est dit : « Bon, on fait quoi ?On utilise ces vidéos qui vont forcément faire le buzz,ou on fait autre chose à Código Nuevo ? » Je savais très bien, sans même faire de réunion,que l'équipe n'allait jamais choisir cette voie, et qu'on allait plutôt se demander :« Comment utiliser à nouveau notre plateforme pour vraiment aider ces gens,même si on ne peut rien faire directement depuis Barcelone ou Madrid ? » Et du coup, on a créé un post, dont je suis super fière, d'ailleurs,parce que c'est le post le plus viral de l'histoire de Código Nuevo,intitulé « Comment aider les gens à Valence. » C'était un carrousel avec la liste des points officiels où l'on pouvait apporter de la nourriture, faire un don, ou donner de l'argent.
C'est un post que beaucoup de gens ont vu,et qui a été publié parmi les premiers. Et je vous jute, c'est devenu notre post n°1.
Donc l'approche de l'équipe, c'était : « Comment utiliser tout ça pour aider,et pas pour montrer les images les plus choquantes ? » Et je trouve ça tellement important, et encore une fois, je suis fière de savoir que tout le monde va dans ce sens-là.
