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Transcription

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Combler les écarts au sein des équipes

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Un globe terrestre.Je lis la question : « Comment combler l'écart pour adapter les changements à chaque équipe ? » D'expérience, il existe un écart géographique, surtout,car je travailler depuis des années dans cette entreprise d'origine asiatique.

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Donc, le premier écart est géographique, et ensuite vient l'écart culturel,un écart lié aux différences.

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D'expérience, je sais qu'on ne peut pas imposer une méthode de travail,une approche du commerce de détail, à la réalité d'un magasin,qui peut fonctionner en Europe, en Italie, mais sûrement pas en Chine.

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Et d'ailleurs, cela m'est arrivé récemment, lors d'une visite dans notre siège en Chine, pour voir nos magasins,dans le cadre d'un projet futur, le projet qui arrivera ici avec l'ouverture de nouveaux magasins.

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On m'a demandé une évaluation.Xiaomi est une entreprise qui produit une grande variété de produits, et je pense que l'essentiel est de créer un fil conducteur entre les différents produits, ça ressemble presque à un catalogue.

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Comment fait-on cela ?Il faut créer une expérience, avant tout, à l'intérieur du magasin.

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Et c'est pourquoi, à mon avis, pour combler cet écart, il faut commencer par écouter et observer. Ensuite, dans mon travail, j'essaie toujours de concilier et coordonner ce que je vois et ce que je ressens quant à l'expérience globale du magasin, à ce que nous apportons réellement à la vente.

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Et pour ça, il faut connaître la réalité locale, l'accepter, les besoins du client, ce qu'un client local recherche, tout en suivant évidemment ma stratégie de l'entreprise, qui vient dans ce cas d'un peu plus loin,concrètement, en Asie, afin de localiser autant que possible en mettant l'accent et en valorisant davantage les spécialités et les caractéristiques locales.

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Ensuite vient une discussion, un aspect d'adaptation, et je répète :on commence par une discussion, sur le fait d'écouter et respecter les traditions locales. Dans mon travail, je traite chaque jour avec des collègues du contexte européen, très différent les uns des autres,car, peut-être que c'est un peu extrême, le Portugal n'est pas l'Allemagne.

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Là encore, ma mission est d'écouter et d'évaluer ce que je trouve dans l'endroit où je vais.

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Lors de mes voyages professionnels, je m'occupe souvent de la réalité commerciale du magasin, de la vente au détail,et je m'attache à visiter les magasins, les points de vente, les espaces Xiaomi C'est là que nous avons le point de contact avec le client et donc où nous pouvons apprendre davantage, valoriser ou peut-être repérer les critiques ou aspects qui ne marchent pas, ce qui ensuite nous pousse à innover et à évoluer à l'avenir.

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Je suis généralement très réceptif, pour moi, le travail d'équipe n'est pas quelque chose de très hiérarchisé, j'en fais partie intégrante.

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En fait, quand je visite un pays et que je travaille avec mon équipe,je leur laisse de la place, il deviennent les protagonistes, ceux qui montrent leur réalité locale, leur réussite ou ce qu'il ont bâti.

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Par exemple, récemment, nous avons lancé l'un de nos nouveaux produits,ça me fait bizarre d'en parler, mais il s'agissait d'une voiture électrique,et nous avons organisé un événement à Paris.

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Dans ce cas, le membre de l'équipe, un collaborateur qui travaille généralement selon ses repères,a rencontré quelques difficultés à s'intégrer pleinement à l'équipe,notamment pour partager les meilleures pratiques,ce qui peut être critique.

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Ce cas, je l'ai abordé d'une manière totalement différente,en rompant un peu avec le schéma traditionnel, pour pouvoir ainsi être à la fois leader et chef d'équipe.

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En réalité, je lui ai laissé toute la place.Pas carte blanche, bien sûr, car il faut malgré tout respecter certaines directives et rester cohérent avec la stratégie de l'entreprise.

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Mais je l'ai laissé être le chef du projet, le propriétaire de l'activité, une activité très importante, car ici,elle avait une portée mondiale.

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Dans ce cas, je n'ai rien dit : « Oui, je serai là, je serai ton soutien,je serai un membre de ton équipe. » Je dirais que cela a très bien marché,car là aussi, j'ai cherché à comprendre, j'ai étudié ses points forts et même les critiques, pour essayer de les valoriser et d'y répondre,disons, pour m'adapter à son rythme,pour avancer avec lui. Et c'est tout.